L’état d’urgence prolongé, La saisie des systèmes informatiques enfin légalisée !

J’ai voté, dans la nuit du 19 au 20 juillet, la prolongation de l’état d’urgence décidée par le président de la République le soir-même de l’attentat de Nice alors que quelques heures plus tôt il affirmait que les nouvelles lois étaient suffisantes.

De deux choses l’une : soit ces lois antiterroristes étaient efficaces et le président de la République aurait dû avoir le courage de ne pas maintenir l’état d’urgence, soit elles ne l’étaient pas et on peut parler d’un fiasco politique de plus.

Tout l’hiver j’ai tenté de faire modifier la loi afin que les services de police puissent saisir les ordinateurs et les téléphones pour les expertiser en laboratoire. Ces propositions ont été balayées d’un revers de main par l’exécutif. Il aura fallu attendre 6 mois et ce drame effroyable pour accéder à ma demande. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de la faiblesse et des limites de la réponse du gouvernement et de sa majorité.

Prolonger indéfiniment l’état d’urgence n’a aucun sens : dans 3 mois, dans 6 mois, que fera-t-on ? Va-t-on encore nous « balader » pendant des heures dans l’hémicycle pour servir d’alibi aux yeux des Français ? Je m’y refuse !

Comme beaucoup de Français, je suis prêt à limiter les libertés individuelles pour protéger notre pays : incarcérer certains individus fichés, les doter d’un bracelet électronique, expulser les ressortissants étrangers condamnés pour des crimes ou des délits, sanctionner la consultation de sites djihadistes... C’est aussi un combat culturel de longue haleine qu’il nous faudra collectivement mener, afin d’apprendre ou de réapprendre à certains à aimer la France et à respecter ses valeurs.

Il n’y a pas de fatalité ! Encore faut-il se donner les moyens nécessaires, à la hauteur des attaques que nous avons subies.